Haka

Maori Haka
Le Haka est une danse chantée rituelle des insulaires du Pacifique Sud interprétée à l’occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre, que les Maori ont rendu mondialement célèbre par l’équipe de rugby à XV de Nouvelle-Zélande, qui l’effectue avant ses matches depuis 1905.

En Nouvelle-Zélande, il n’existe pas un Haka mais des Hakas ; des centaines. Chaque équipe, chaque lycée, chaque village a le sien. Il existe même un grand tournoi (Te Matatini) qui, tous les deux ans, rassemble 30 000 participants pour élire le plus beau, le plus effrayant. Les paroles du chant et la chorégraphie varient. Mais on y retrouve deux figures imposées : le pukana (yeux exorbités) et le whetero (langue sortie). Le blanc des yeux doit exprimer la pureté, la fierté, le défi, et la grimace, inspirer la terreur et démontrer l’absence de peur.

Littéralement, le terme « Haka » veut dire « danser et chanter » .

Il y avait de nombreuses sortes de Haka à l’époque pré-européenne, selon les occasions. Il y avait des Hakas de chant et de joie, et des Hakas de guerre, Hakas de « utu » (vengeance), qu’on dansait avant de partir à la bataille.

Le Haka pouvait aussi être utilisé pour de grandes festivités, ou pour souhaiter une bienvenue spéciale à un invité de marque. Un Haka pouvait aussi exprimer des griefs, ou, dans les temps anciens, être une prière adressée à l’un des dieux Maoris

Les Hakas de guerre étaient de deux types : Celui qu’on dansait sans arme, généralement pour exprimer des sentiments personnels ou collectifs, et qui était le « Haka taparahi », et celui qu’on dansait avec les armes, le « Haka peruperu ».

On dansait le « Haka peruperu », traditionnellement, avant de partir à la bataille, avec les armes utilisées pour faire la guerre.

C’était une façon d’invoquer le dieu de la guerre, et d’avertir l’ennemi du sort qui l’attendait. Ce Haka était dansé avec des expressions féroces du visage – grimaces, langue tirée, yeux exorbités, grognements et cris, en agitant les armes de guerre.

Le guerrier qui menait le « taua » – peloton de guerre – se plaçait au centre du groupe pour crier :

Tika tonu mai
Tika tonu mai
Ki ahau e noho nei  Tika tonu mai I a hei ha !

Ce qui signifie :

Venez par ici, venez vers moi
A cet endroit où je suis maintenant
Venez directement par ici !

A cet appel, les guerriers se préparaient pour le Haka « peruperu », pendant lequel ils étaient inspectés minutieusement par les anciens. Si le Haka n’était pas dansé en synchronisation totale, cela pouvait être considéré comme un présage de désastre pour la bataille à venir.

Le Haka était exécuté en guise de défi à l’ennemi. Les guerriers fixaient leurs yeux sur ceux des ennemis. Parfois on insistait sur un geste particulier, comme un mouvement du bras mimant celui d’une hache, pour prévenir l’opposant du sort qui l’attendait. Très souvent les guerriers partaient en guerre, nus, à part, à la taille, une ceinture en lin servant à accrocher de petits gourdins.

Taua – Maoris sur le sentier de la guerre

Les expéditions guerrières étaient généralement composées d’hommes, mais les femmes n’étaient pas forcément exemptées de cette activité.

Les guerriers Maoris se surpassaient dans l’art du raid et des embuscades, apparaissant et disparaissant rapidement et sans bruit dans l’épaisse forêt humide de Nouvelle-Zélande. Les guerriers attaquaient généralement à l’aube. Lors d’une expédition, il fallait réussir à tuer tous les ennemis, de façon à ce qu’il n’y ait aucun risque de « utu » (revanche). Lorsqu’on envisageait une paix durable avec l’ennemi, on organisait un mariage inter-tribal pour garantir le pacte de paix.

Les expéditions guerrières s’organisaient avec le plus grand soin, ce qui impliquait aussi des rituels complexes et l’abstinence de certaines nourritures et de certaines pratiques.

L’expédition était dédiée à Tumatauenga, le dieu de la guerre, et des rites spéciaux assuraient un « tapu » autour du guerrier. A son retour, il devait pratiquer un rite purificateur pour lever le « tapu ». ( Dans les traditions maori, quelque chose qui est tapu est inviolable dû à son caractère sacré ) .

All Blacks

Le Haka et Les All Blacks

Ka maté, ka maté, le Haka. Les joueurs, leurs yeux exorbités. En transe, les genoux pliés, les mains claquent sur les cuisses, puis sur les coudes. Le chant guerrier monte en intensité. Scandé, hurlé. Le frisson grandit. Les langues sortent dans une dernière grimace d’intimidation. La tension est à son comble. Les All Blacks sont prêts à aller au combat.

L’introduction du Haka remonte à 1884. La première équipe nationale s’était rendue en Australie pour une tournée. Le Haka réalisé à l’époque s’appelait le « Ake ake kia kaha », ce qui signifie « Être fort pour toujours ». Puis, le Haka a été pratiqué de nouveau en 1888, lors de la tournée des « Natives » (une équipe de rugbymen principalement maoris) en Europe. C’était la plus longue tournée de l’histoire avec 107 matches joués en 14 mois. On arrive ensuite à 1905, avec les « All Blacks Originals » , les premiers All Blacks officiels. C’est lors de leur voyage dans les îles britanniques qu’ils ont commencé à réaliser Ka Mate, le Haka le plus connu aujourd’hui. Ka Mate a été composé par Te Rauparaha, le chef guerrier Ngati Toa qui avait conquis 1/3 de la Nouvelle-Zélande dans les années 1830. C’est à cette époque que Ka Mate est devenu le Haka emblématique des All Blacks. Reste qu’il était principalement réalisé à l’étranger, et très rarement en Nouvelle-Zélande. Mais ce Haka n’avait rien à voir avec celui que l’on connaît aujourd’hui. On l’appelait en souriant le « Haka des Pakehas », parce que les joueurs ne savaient pas vraiment ce qu’ils faisaient, ils se contentaient de se taper sur les cuisses et de sauter en l’air.

C’est seulement en 1987 qu’il fut systématisé dans sa version actuelle.

En 1986, « Buck » Shelford, un joueur maori, futur capitaine de l’équipe était un des leaders des All Blacks. Il a été approché par des Kaumatua (les anciens des tribus) qui lui ont dit :  « Pourriez-vous réaliser Ka Mate de la façon dont il doit être réalisé, ici, en Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde ? » Après l’avoir vu exécuté par les étudiants du Te Aute College, la plus célèbre école maori du pays, le message est passé, « Soit on le fait bien, soit on ne le fait pas du tout ». C’est à partir de ce moment qu’on voit apparaître le Haka tel qu’on le connaît tous aujourd’hui.

Pour certains membres des All Blacks, « Le Haka fait bouillir le sang ». C’est une source de motivation qui vient du plus profond de l’âme, pas juste un lien avec le rugby. Ce sont les racines de notre pays, « C’est ce qui nous rend unique. C’est à la fois notre culture, notre tradition et notre identité. Que l’on soit maori ou pakaha (non maori de peau claire), au fond de nous, c’est quelque chose d’immensément important ».

Pour comprendre, il faut en effet se plonger dans l’histoire d’un pays, dans la nature belliqueuse des Maoris. Depuis des siècles, les clans s’y défient de la sorte avant de partir à la guerre. Le rugby n’en est que le prolongement plus pacifique.

Le Haka et Le XV de France

Le XV de France a parfois trouvé sa propre réponse au Haka : en 2007, vêtus des couleurs du drapeau français, ils défient et gagnent contre les All Blacks pendant la coupe du monde. En 2011, pour la Finale du Coupe du Monde, ils forment un V pour la Victoire, avant d’échouer d’un point après avoir livré une bataille féroce. Les joueurs néo-zélandais acceptent qu’on réponde en retour à leur défi.

Références

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Réseau Entreprendre Midi-Pyrénées.

"Un moment délicieux… grâce à une prestation innovante, qui sait allier enrichissement culturel et partie ludique, bien adaptée à la notion de groupe et au monde de l’entreprise. Des intervenants très dynamiques qui savent mettre leur auditoire à l’aise (dans le respect d’une culture) et vulgariser la pratique du Ha ka (au bon sens du terme). Un engagement des participants sans retenues, lié à la prestation de Sean et Michael qui suscitent l’adhésion de tous en très peu de temps. Un moment très apprécié, agrémenté de nombreuses anecdotes sur les ALL BLACKS qui intéressent les passionnés de rugby, mais aussi les néophytes en la matière. Bref un évènement dont les gens parlent encore et qui a apporté sans nul doute de la complicité dans le service. N’était-ce pas le but recherché ? Cerise sur le gâteau : certains vont même voir le rugby autrement désormais… Un grand merci à Sean et Michael" AG2R la Mondial.

"Faire réaliser à 450 cadres d'entreprise le plus grand Haka d'Europe, voilà un challenge relevé par Sean et son équipe. Un équilibre parfait entre culture Neo-zélandaise, énergie et humour qui a contribué à faire de notre convention un moment inoubliable! Les valeurs de l'entreprise comme la solidarité se sont trouvées renforcées par cet animation et la cohésion qu'a réussie à créer l'équipe!" Adrexo.