Ta Moko

photo1Origine du tatouage maori

C’est de la culture polynésienne que les Maoris tirent leur art du tatouage basé sur les formes spiralées et convergentes. Si l’ensemble du corps était tatoué chez les Polynésiens, c’est le visage qui est au centre de l’art du tatouage maori. La première raison avancée réside dans le fait que la tête est considérée comme la partie la plus sacrée du corps. Une autre explication tiendrait du fait que les Maoris, confrontés aux rigueurs climatiques de la Nouvelle-Zélande, auraient d’avantage favorisé les tatouages au visage afin qu’ils soient visibles malgré des vêtements plus conséquents. Le Ta moko renfermait de nombreuses informations sur l’identité des individus : Sexe, maturité, rang social, généalogie, appartenance à une communauté, personnalité et événements importants de sa vie. Le Ta moko ou moko, était, sans nul doute, symbole de puissance, de pouvoir, de richesses et rendait les hommes plus attirants aux yeux des femmes. Ceux qui ne possédaient pas de tatouages étaient considérés comme des personnes n’ayant aucun statut social. Tous les chefs étaient tatoués. Les femmes possèdent également des tatouages, moins étendus et plus finement travaillés, notamment sur les mains, les pieds et les lèvres. Cela pouvait parfois s’étendre aux cuisses et aux fesses chez les épouses des chefs. Les premières marques des tatouages maoris (Ta moko) s’inscrivent généralement dans un rite de passage vers l’âge adulte, donc à la puberté. A ces premières traces s’en additionneront d’autres tout au long de la vie sociale et personnelle de chacun.

Evolution du tatouage maori

Si l’évolution aujourd’hui se tourne plutôt vers un tatouage « apparat physique » dans le monde occidental, beaucoup d’adeptes se tournent vers les motifs « tribaux, polynésiens ou maoris », regorgeant de significations en lien avec la personnalité de chacun. La symbolique est mûrement réfléchie avec le tatoueur. Chez les Maoris, Ta Moko migre sur d’autres parties du corps mais garde toute sa symbolique. Il parle toujours de l’identité de son propriétaire même s’il s’agit davantage aujourd’hui d’une appartenance à un peuple que d’une histoire de rang social. Il y aurait également un retour vers la technique de tatouage traditionnelle, plus douloureuse, mais s’inscrivant davantage dans une démarche spirituelle ou rituelle.

photo4La légende du Moko

Selon la mythologie Māorie, le tatouage a commencé par une histoire d’amour entre un jeune homme qui s’appelait Mataora et une jeune princesse du monde des Ténèbres du nom de Niwareka.

Le temps passa et Uetonga, sorcier des Enfers (tohunga Ta Moko Of Rarohenga) et petits fils de Whaka-ruau-Moko, eut une fille nommée Niwareka. Niwareka rêvait de découvrir le monde des humains. Elle partit alors à sa découverte. Là haut, elle tomba amoureuse et épousa Mataora (Visage de la Vitalité), un chef Māori. Toutefois Niwareka retourna à Rarohenga (les Enfers) en laissant Mataora derrière elle parce qu’il la maltraitait.

Mataora se lamentait sur ses actions et décida de suivre sa femme. Après de nombreux essais et obstacles, il rencontra Uetonga qui travaillait sur le Moko cisellé de quelqu’un. Mataora se sentit honteux de sa propre apparence – son visage était couvert de saletés après ce long voyage. Il demanda alors un Moko à Uetonga qui finit par accepter. Niwareka entendit le chant de Mataora qui rancontait sa tristesse, sa quête et son désir d’être pardonné par sa femme.

Alors que les mains habiles du sorcier Ta Moko (tatoueur) travaillaient sans relâche sur son visage, « te wairua » (un esprit) « tapu » (sacré) le submergea. Mataora commença alors à voyager au delà de la douleur de la chaire, guidé par son âme afin de comprendre le « mana » (pouvoir) de son histoire. Il sentit la force de vie des Dieux et le souffle qui lui donna la vie. Il tourbillonna à travers les lignes de Dieu et les lignes de la terre jusqu’aux entrailles sacrées de sa mère – porte de sa naissance dans les replis de Papatūānuku. Il vit la vie de sa mère et son père; leurs rangs et leurs positions dans la vie se tresser dans le tissu de son horloge terrestre. Il vit ses terres tribales et la région de responsabilité au delà des brumes de Rarohenga. Uetonga apparut petit à petit au dessus de trois paniers. Tenant le savoir protégé du Ta Moko devant lui. Mataora absorba les cadeaux du Ta Moko offerts par Uetonga et sut que ce savoir avait rempli un des paniers. Il vit ses tribus,« hapū » et mariages en leurs seins, il vit Niwareka. Il vit le caractère exceptionnel de chacune des vies avant lui et entendit le murmure de son propre nom Mataora, mata ora, mata ora…de la naissance à la mort, de la naissance à la mort, l’histoire de ta vie est entre les lignes de ton propre visage, gravée à partir de la mémoire de tes propres os.

L’odeur de Kauri ( arbre endémique de l’ile du Nord de la Nouvelle-Zélande) brûlé remplit l’air alors que les fibres souples de lin brossaient son visage enflé pour nettoyer le sang. Il sentit l’eau froide tomber entre ses lèvres et atteindre la sécheresse de sa langue. Il entendit le « waiata » (poème, chanson) de ses ancêtres et ouvrit les fentes qu’étaient ses yeux. Niwareku s’assit à ses côtés. Mataora passa de nombreux jours et nuits avec Uetonga pendant que sa chaire commençait à guérir, en écoutant comment s’approprier le savoir du Ta Moko.

Quand il fut guéri, ils voyagèrent loin dans les terres distantes de Toroa (albatros) en quête d’un os sacré pour réaliser ses outils. Ils cueillirent du coeur de kauri et creusèrent la terre sous le tōtara géant (Podocarpus totara – arbre endémique de Nouvelle-Zélande qui pousse dans l’île du Nord et le Nord-Est de l’île du Sud) à la recherche du āwheto (chenille végétale) dont le corps était sellé au sol. Ils brulèrent les deux et mélangèrent la suie avec de l’eau pour créer un pigment bleu-noir. Mataora prit la gourde que Uetonga lui avait donné pour sculpter le Moko de sa vie dessus, le Moko de son visage, son histoire commençant avec le « Ngākaipikirau » . Il travailla avec dextérité sur la peau souple de la gourde en évoluant avec sa propre expérience. Après exécution il passa son travail à Uetonga qui bénit son savoir, passé et présent. Mataora quitta alors Rarohenga avec Niwareka et retourna à Ao Marama (le monde de la lumière) comme Tohunga Ta Moko (le sorcier du Ta Moko).

La technique du Ta Moko

Parce que le tatouage provoquait des saignements qui se répandaient sur l’artiste tatoueur, ce dernier était une personne ‘Tapu’ ou « sacré ».

Il y avait certaines interdictions pendant le processus de tatouage. Pour le tatouage facial en particulier, la proximité sexuelle et l’ingestion de nourriture solide étaient interdites. Afin de surmonter cette dernière interdiction, on faisait passer l’eau et la nourriture liquide dans un entonnoir, cela afin qu’aucun produit contaminé ne soit en contact avec la peau gonflée. C’était également le seul moyen pour le tatoué de manger jusqu’à ce que ses plaies soient guéries. Un tatouage facial complet prenait énormément de temps et la structure osseuse du visage de la personne était attentivement étudiée par le tatoueur.

La première étape du tatouage était de graver des entailles profondes dans la peau à l’aide d’un ciseau en os d’albatros taillé de façon très coupante. Ensuite un burin était trempé dans un pigment (de la gomme de Kauri brulée ou des chenilles végétales brulées) que l’on enfonçait dans la peau. C’était un procédé extrêmement long et douloureux. On plaçait souvent des feuilles de Karaka sur le tatouage gonflé pour en hâter la guérison. Car les guerres étaient fréquentes et les guerriers avaient peut de temps pour récupérer. Lors du tatouage des airs de flûtes et des poèmes chantés étaient joués pour alléger la douleur.

photo2La Signification du Moko

Pour les Maoris, le ‘Ta Moko’ est un symbole fort d’identification. Il s’agit d’une véritable carte d’identité codifiée qui révèle le rang social, la force et la virilité, l’autorité et le pouvoir du porteur, son clan et son statut.

Les lignes du Moko Maori ont toutes leur propre symbolique et sont réservés à des endroits du visage précis : la descendance ancestrale est indiquée par les deux côtés du visage. Le côté droit est, en général, le côté de la filiation tribale du père, le côté gauche, celui de la mère.

L’ascendance est un pré-requis essentiel à l’élaboration d’un Moko dans la civilisation Maori. Le rang social des parents, selon qu’il soit héréditaire ou acquis, est important pour le motif du tatouage. Si l’un des deux parents n’est pas de rang social élevé, le côté du visage qui lui est dédié ne sera pas tatoué. De même, si aucun des parents n’a d’ascendance sociale élevée, le centre du front n’est pas tatoué : cette absence signifie que le tatoué n’a pas de statut social élevé ou ne l’a pas hérité si il en a un.

Chaque section du visage est définie et a sa propre signification : descendance, rang social, savoir, protection, mariage, orientation politique, métier, responsabilités …

Ainsi, le Moko est le miroir de l’identité de son propriétaire. Un arbre généalogique unique et sacré, réservé à la population Maorie qui en connait les symboles détaillés et les codes.

Certains signes extérieurs combinés à un certain Moko pouvaient instantanément définir l’identité d’une personne. Par exemple un chef avec un Moko qui porte un manteau en peau de chien pouvait être directement identifié comme étant une personne avec de l’autorité, en charge des guerriers. Ne pas reconnaître le chef pouvait mener au « utu » – la vengeance.

Le tatouage Māori est généralement divisé en plusieurs sections:

ñ  La section Te Karu du tatouage Moko Māori : Située au dessus du nez, entre les yeux et les sourcils. Les lignes du Te Karu sont un moyen d’identifier les lignes héréditaires ou de relater l’histoire du rang social accordé par le Taiopuru. Cette division identifie par exemple la garde d’un enfant pour le Taiopuru, ou une femme ayant le savoir-faire du tissage.

ñ  La section Ngākaipikirau du tatouage Moko Māori, située au centre du front entre les lignes du Ngūnga. Les lignes du Ngākaipikirau donnent l’information sur la lignée directe de descendance divine et les rangs individuels de Taiopuru, Ahupiri, Arikinui ou Ariki, autorités de régions spécifiques. Cet aussi l’endroit où est représenté le Te Wairua Tapu, l’eau sacrée qui donne la vie.

ñ  La section Ngūnga du tatouage Moko Māori, située sur le front au dessus du Uirere et de l’Uma, et de chaque côté du Ngākaipikirau. La spirale au dessus de l’arête nasale au dessus du Uirere et le design du tatouage sur le centre du menton au milieu du Wairua sont aussi associées au Ngūnga, qui identifie la position dans la société, le rang social transmis par la première ou la seconde lignée si le statut a été donné par le Nöaia et si le statut sera transmis aux enfants. les lignes de la spirale au dessus du nez portent les paniers de la connaissance, portés par le Tohunga (prêtre, expert artiste ou artisan). Les lignes au centre du menton sont le signe de celui qui a appris le savoir au tatoué : les orateurs ou messagers du Taiopuru.

ñ  La section Kirupa du tatouage Moko Māori est située sous le nez et comprend les spirales du nez. Elle identifie un Tohunga, dont le savoir et la connaissance sont protégés, Tapu, un servant de Ariki ou un intouchable protégé par le Taiopuru.

ñ  La section Uirere du tatouage Moko Māori est le centre du visage, sous le Ngūnga, à coté de l’Uma et au dessus du Raurau. Elle comprend les yeux et le nez (sauf le haut de la spirale du Ngūnga). Cette partie représente les affiliations au sein de la tribu, de chaque parent, le plus vieux ou le plus jeune fils, l’héritage du mana au sein de la tribu, l’extinction d’une ligne héréditaire à laquelle succède une seconde, le rang héréditaire, un guerrier du passé ou du présent, l’affiliation avec le responsable hiérarchique dont le sujet dépend.

ñ  La section Uma du tatouage Moko Māori : de chaque côté du visage, sur les tempes, à côté du Uirere, sous le Ngūnga et au dessus du Taiohou. Cette partie représente chaque lignée de parenté en fonction d’un premier ou d’un second mariage, un service rendu au Taiopuru, la protection des frontières tribal ou la connaissance médicinale

ñ  La section Keikoro du tatouage Moko Māori : située sur le contour des lèvres, symbolise les affiliations tribales et le fait de s’être élevé au dessus du statut d’esclave

ñ  La section Raurau du tatouage Moko Māori : située au centre du visage au dessus de la bouche, au dessus du Wairua. Elle inclut les lignes inférieures et supérieures du tatouage autour de la bouche et identifie la signature personnelle, l’orientation politique et le statut de protection par les Taiopuru, Ahupiri, Arikinui ou Ariki. Cette position privilégiée est acquise de naissance, par le porte parole du chef ou par un guerrier.

ñ  La section Taiohou du tatouage Moko Māori : au milieu des joues et de la mâchoire supérieure, symbolise le métier, le travail (mahi), comme par exemple le maitre jardinier, le guerrier, le chef du village, le sculpteur, le soigneur, le commandant de canoë de guerre, etc.

ñ  La section Warunga du tatouage Moko Māori, placée sur le menton, sous les lèvres : représente une femme de rang social élevé, le premier né descendant d’une lignée par un mariage béni, une union autorisée.

ñ  La section Wairua du tatouage Moko Māori inclut les rayons tatoués autour de la bouche, mais exclut les lignes centrales sur le menton, qui font partie du Ngūnga. Les lignes du Wairua représentent le Mana personnel, et donnent des informations sur son origine et son statut : si ce Mana dépend du rang social, s’il est héréditaire, s’il sera transmis à la génération suivante.

ñ  La section Taitoto du tatouage Moko Māori : tatouée sur la mâchoire inférieure, sous le Taiohou et à côté du Wairua. Ses lignes symbolisent les droits de naissance, la succession du rang, et peut également représenter un homme devenu chef tribal avant l’âge de 25 ans.

Ci-dessous les rangs sociaux définis entre les lignes du Moko

Taiopuru : chef suprême : il est celui qui unit l’ensemble des tribus et leur descendance

Tapairu : chef suprême féminin

Ahupiri : chef de haut rang responsable d’une confédération de tribus

Noaia : guerrier descendant de l’un des deux premiers rangs, assurant la stabilité politique

Konini : rang donné par les Noaia. A de l’autorité sur région ou une confédération

Kaitahutahu Arikinui : chefs de haut rang qui ont uni une confédération de tribus

Kaitahutahu Ariki : chef de haut rang d’un groupe tribal constitué d’un nombre d’unités défini

Rangatira : Chef d’un village tribal, dont le rang est accordé par une autorité supérieure

Tutua : Personnes ordinaires avec peu de Mana (entre magie et religion, le Mana est une émanation de la puissance spirituelle)

Esclaves : Aucun mana ne leur est accordé de par leurs ancêtres, sauf s’il leur est accordé de par leurs services

Pour résumer, la partie droite du Ta-Moko donne habituellement des informations sur le rang du père, ses affiliations tribales et si sa position dans la vie a été héritée ou acquise. Le côté gauche du ta Moko donne habituellement des informations sur le rang de la mère, ses affiliations tribales et si sa position dans la vie a été héritée ou acquise. Cet ordre peut être inversé dans certains « iwi » – tribus – par exemple chez les Ngai Tahu et les Arawa.

Kirituhi

Dans certaines cultures, telles que la culture chinoise, être imité est le plus grand des honneurs que vous pourrez recevoir. Il n’en est pas de même avec la culture Māori et en particulier avec le Moko. Le Ta Moko est la forme « tapu » – sacrée- de la famille et de l’identification personnelle à la généalogie (whakapapa) Māori. La généalogie est tellement importante pour les Māori qu’il connaissent leur généalogie sur près de 2000 ans.

Voilà sans doute pourquoi de nombreux Maoris désapprouvent le fait que des non-maoris se tatouent des Mokos, interprétant cela comme un vol de leur identité et leur spiritualité. A la place, ils encouragent les ‘Kirituhi’, des tatouages d’inspiration Maorie, mais dont les lignes ne sont pas directement dessinées à partir des dessins existants ou des symboles traditionnels.

Le Kirituhi est une alternative possible. Si vous mourrez d’envie d’avoir un tatouage qui ressemble au Moko, considérez à la place le kirituhi. Le kirituhi est un motif qui ressemble au Moko mais qui délibérément ne fait pas référence au symbolisme Māori. Kirituhi signifie littéralement «  art de la peau » et les motifs sont dessinés de façon à répondre aux souhaits des non-Māori désirant posséder un Moko.

photo3Notes:

Tohunga : Sorcier, prêtre, sage, guérisseur.

Tohungaism : médecine traditionnelle des guérisseurs Māoris.

Le travail des tohunga s’entourait d’un certain rituel et de pratiques religieuses. C’est cela qui lui conférait un caractère sacerdotal. Les tohunga pouvaient se spécialiser dans une discipline : connaissances sacrées, cérémonial rituel, histoire, légendes et généalogies, ou encore : relations avec les esprits et démons, mais, en fait, chacun devait avoir des compétences dans les autres domaines.

Les tohunga-magiciens subissaient un long entraînement physique et mental. Leur commerce avec les dieux était censé leur donner des pouvoirs surnaturels. Aussi étaient-ils des conseillers influents auprès des conseils de tribu et des chefs importants qui détenaient un grand pouvoir, de par leur ascendance.

On consultait le Tohunga, qui s’interrogeait l’avenir en jetant une baguette faite de « raupo », (typha angustifolia, espèce de roseau fort commun en Nouvelle Zélande.)

Pour être qualifié de Tohunga, toute personne habile et experte dans un art : par exemple la construction (des pirogues ou des maisons) le tatouage, la sculpture sur bois, etc. Le travail des Tohunga s’entourait d’un certain rituel et de pratiques religieuses. C’est cela qui lui conférait un caractère sacerdotal.

Rôle des européens….

Les maoris gardaient souvent les têtes tatouées de leurs ennemis (elles étaient embaumées) et les conservaient comme trophées de guerre dans des boites d’ornement de cérémonies. Ces prises étaient des symboles de pouvoir, de conquête et de protection et pouvaient leur servir d’objet de négociation pour des accords de paix ou pour de nouvelles négociations après la bataille.

Les européens eurent la bonne idée de se servir de ces têtes comme monnaie d’échange avec les maoris contre des munitions, dans le but de les vendre à des musées ou collectionneurs dans de nombreuses régions d’Europe. Les maoris, eux, afin d’obtenir plus de têtes pour avoir plus de munitions, lancèrent des raids contre des tribus ennemies… Ils commencèrent même à décapiter leurs esclaves et roturiers et à tatouer leurs têtes, de pauvre qualité ou mal tatouées elles étaient quand même vendues.

Notons que ceci arriva à la suite de l’arrivée d’un groupe de missionnaires (fin du 19ème siècle) qui  décidèrent de convertir les maoris à leur religion…Voilà ce qui arrive quand il y a une perte de repères, d’identité, de croyance, une recherche de pouvoir.

La France rendra une partie des têtes maories à leur terre d’origine pour qu’ils puissent reposer en paix (à Paris au Quai Branly, à Lille, Marseille, Lyon, Nantes, la Rochelle… 15 sur 20 en tout), mais ils en restent certainement dans d’autres musées ailleurs dans le monde.

Avec la venue de l’homme blanc, les maoris furent longtemps interdit de tattoo, autant par les autorités que par les missionnaires, et cela à des fins « d’intégration ». Les tatoués se laissèrent pousser la barbes afin de les dissimuler et les jeunes générations n’en portaient plus.

Aujourd’hui, les maoris se réapproprient leur culture et diverses associations arrivent à la promouvoir. La pratique du Moko est maintenant relancée par les jeunes maoris qui sont déçus du manque de connaissance de leur patrimoine. Ils cherchent malgré tout à rétablir les traditions perdues qui font de leur peuple, un peuple unique.

Références

"Votre prestation a été beaucoup appréciée (fait notamment avec humour) vous avez su convaincre même les plus récalcitrants nous avions en effet beaucoup d'élus qui comme tous les chefs d'entreprise présents dans la salle se sont vraiment "prêté au jeu". Ils ne cessent de participer à ce type d'évènements et l'originalité a plu!"
Réseau Entreprendre Midi-Pyrénées.

"Un moment délicieux… grâce à une prestation innovante, qui sait allier enrichissement culturel et partie ludique, bien adaptée à la notion de groupe et au monde de l’entreprise. Des intervenants très dynamiques qui savent mettre leur auditoire à l’aise (dans le respect d’une culture) et vulgariser la pratique du Ha ka (au bon sens du terme). Un engagement des participants sans retenues, lié à la prestation de Sean et Michael qui suscitent l’adhésion de tous en très peu de temps. Un moment très apprécié, agrémenté de nombreuses anecdotes sur les ALL BLACKS qui intéressent les passionnés de rugby, mais aussi les néophytes en la matière. Bref un évènement dont les gens parlent encore et qui a apporté sans nul doute de la complicité dans le service. N’était-ce pas le but recherché ? Cerise sur le gâteau : certains vont même voir le rugby autrement désormais… Un grand merci à Sean et Michael" AG2R la Mondial.

"Faire réaliser à 450 cadres d'entreprise le plus grand Haka d'Europe, voilà un challenge relevé par Sean et son équipe. Un équilibre parfait entre culture Neo-zélandaise, énergie et humour qui a contribué à faire de notre convention un moment inoubliable! Les valeurs de l'entreprise comme la solidarité se sont trouvées renforcées par cet animation et la cohésion qu'a réussie à créer l'équipe!" Adrexo.