Ka Mate

Maori Haka

Le Haka de Te Rauparaha est sans doute le plus connu de tous les Hakas :

Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !
Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !
Tenei te tangata puhuru huru
Nana nei i tiki mai, Whakawhiti te ra
A upane ! ka upane !
Upane ! Kaupane !
Whiti te ra !   Hi !

On raconte que, vers 1820, Te Rauparaha venait d’échapper à une tribu ennemie, le Ngati Tuwharetoa. Les guerriers du Ngati Tuwharetoa approchaient. Te Rauparaha entendait déjà leurs incantations, quand il rencontra Te Wharerangi, chef de la région Rotoaira, et lui demanda sa protection. Te Whareangi, d’abord hésitant, permit finalement à Te Rauparaha de se cacher dans son « kumara pit » , un genre de fosse où les Maoris stockaient leurs kumaras (patates douces). Sa femme (Te Rangikoaea) se posta devant cette cachette, en raison de son « pouvoir » neutralisant vis-à-vis des Tohunga (Sorcier/prêtre) qui poursuivaient Te Rauparaha et du « pouvoir » protecteur accordé aux organes génitaux féminins par les Maoris ( à ce moment Te Rauparaha se trouve sous la femme, une position Tapu pour un cheiftain ).

Alors qu’ils approchaient de la cachette, Te Rauparaha aurait murmuré « Ka mate ! Ka mate ! » (je meurs, je meurs). Te Rangikoaea affirma aux poursuivants que Te Rauparaha était parti. Ce dernier murmura alors « Ka ora, ka ora » (je vis, je vis).

La tribu ennemie revient et Te Rauparaha, bien que caché au fond de la fosse, était certain d’être découvert et tué cette fois ci ; il se répétait tout bas « Ka mate! Ka mate ! » (je meurs, je meurs).

Quand il se rendit compte que ses ennemis ne l’avaient pas trouvé, Te Rauparaha se mit à crier « Ka Ora, Ka Ora ! » (je vis, je vis !)

« Tenei te tangata puhuru huru ! » (voici la personne poilue) Te Rauparaha parlait de Te Wharerangi ou sa femme Te Rangikoaea.

« Nana nei i tiki mai, whakawhiti te ra ! » (qui est allé chercher le soleil et l’a fait briller à nouveau!)

« A upane! ka upane!  upane! Kaupane ! »

Littéralement, « Upane » veut dire « marches » . Peut-être Te Rauparaha criait -il « upane » à chaque marche gravie pendant son retour vers le grand soleil et la liberté.

« Whiti te ra ! » (Le soleil brille).

Une fois sorti de la fosse, Te Rauparaha aurait dansé son Haka de joie devant les deux chefs, Te Wharerangi et Te Rangikoaea.

Te Rauparaha

Te Rauparaha veut dire bourgeon, feuille ou jeune branche du « paraha » (plante originaire de   Nouvelle-Zélande.)

Te Rauparaha est un descendant de Hoturoa, son ancêtre spirituel, chef du « waka » (pirogue) «   Tainui », arrivé en Aotearoa (Nouvelle-Zélande) avec un des premiers groupes de colons polynésiens. Le « Tainui » aborda finalement à Kawhia, sur la côte ouest de l’Ile du Nord, entre Manukau et le Whanganui d’aujourd’hui.

C’est là que les ancêtres de Te Rauparaha s’installèrent, et prospérèrent.

On pense que Te Rauparaha est né en 1768 à Te Taharou, près de Kawhia, un an avant l’arrivée   du Capitaine Cook. Le père de Te Rauparaha est Werawera, chef de la tribu Ngati Toarangatira (ou Ngati Toa). Sa mère est Parekohatu, de la tribu voisine Ngati Ruakawa.

Au moment de la naissance de Te Rauparaha, les tribus Tainui occupent une grande partie des terres autour de Kawhia. La branche de la tribu de Te Rauparaha, le Ngati Toa, est devenue l’ennemie féroce de la tribu voisine Waikato.

A cette époque, en Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup de guerres inter-tribales. La terre d’une tribu appartient à l’ensemble de la tribu, et comme les territoires des différentes tribus se touchent, de fréquentes disputes éclatent. Si un Chef se sent insulté par les revendications d’un autre Chef, « utu » (vengeance)   est la loi. Les tribus Ngati Toa et Waikato se font continuellement la guerre.

Te Rauparaha est encore un enfant, lorsque son père Werawera est capturé et tué lors d’une bataille. A cette époque la coutume était de manger la chair des guerriers tués, en particulier celle des chefs.

Encore adolescent, Te Rauparaha se marie avec Marore, jeune fille d’une autre tribu. Marore était destinée à Te Rauparaha depuis sa naissance, comme c’était la coutume dans les familles d’un rang élevé.

En grandissant, Te Rauparaha accompagne des groupes du Ngati Toa dans des escarmouches autour de Kawhia. Le premier acte de guerre de Te Rauparaha est d’organiser un «   taua » (expédition guerrière) pour envahir le territoire de la tribu Waikato. Quelques membres de cette tribu avaient rendu visite aux Ngati Toa (peut-être pendant un des rares moments de paix entre les deux tribus), et il semble que ces visiteurs aient manqué de respect (peut-être à leur insu) à la jeune   femme de Te Rauparaha.

La réaction de Te Rauparaha, en futur guerrier qu’il est, ne se fait pas attendre. Te Rauparaha demande « utu » (vengeance), et avec l’accord de ses chefs, il organise un «   taua » contre la tribu Waikato. Te Rauparaha rentre victorieux, ramenant un bon nombre de prisonniers, parmi lesquels le chef Te Haunga.

A partir de ce moment, les relations entre le Ngati Toa et le Waikato se dégradent sérieusement. Le succès de cette escarmouche est le début de la carrière de guerrier redouté de Te Rauparaha. Les qualités du jeune homme commencent à attire l’attention des chefs Ngati Toa.

Te Rauparaha et  es tribus de la région de Kawhia n’avaient encore vu aucun européen. Les explorateurs étaient passés devant Kawhia sans s’arrêter, et les baleiniers et marchands s’étaient installés dans la Baie des Iles, plus au Nord. Ce sont donc les tribus de l’extrême nord qui se trouvèrent les mieux placées pour découvrir les mousquets et les moyens d’en obtenir.

La tribu de Te Rauparaha ne connaissait pas encore cette arme dévastatrice. On pense que Te Rauparaha réussit à obtenir ses premiers mousquets vers 1810 – 1815, grâce à une tribu alliée, le Ngati Maru, de la région de Hauraki.

Te Rauparaha dirige de fréquentes escarmouches et des « taua » contre la tribu Waikato. Les deux tribus sont constamment en lutte, se vengeant tour à tour des massacres et des meurtres et s’affrontant pour les droits de pêche, les droits à la terre, etc.

Entre temps, Te Rauparaha est devenu non seulement chef du Ngati Toa, mais également chef de la tribu Ngati Ruakawa. Comme le voulait la coutume, Te Rauparaha s’est marié avec la veuve du chef de la tribu Ngati Ruakawa, qui, au moment de sa mort, lui avait transmis son pouvoir. L’alliance de ces deux grandes tribus renforça la force de frappe de Te Rauparaha.

Maori Haka

La Grande Expédition sud

De 1819 à 1820, plusieurs chefs Ngapuhi organisèrent une grande expédition dans le sud. Le but de cette expédition était de venger la mort des guerriers tués lors des batailles contre les tribus Waikato et Taranaki.

Les chefs qui menèrent les raids dans le sud avec Te Rauparaha furent :

Te Rangihaeata (neveu de Te Rauparaha)
Tungia
Te RakoTe Kakakuru
Hiroa
Nohorua
Puaha
Tamaihengia

Tous ces guerriers étaient maintenant bien armés: ils possédaient des mousquets.

Pour Te Rauparaha, il s’agissait également d’explorer des terres situées plus au sud qui pourraient être colonisées par son peuple. Les guerres incessantes avec les Waikato avaient rendu intenable le séjour à Kawhia, et il fallait absolument trouver un autre lieu pour y vivre.

La grande expédition guerrière descendit vers le sud, jusqu’à Taranaki, puis vers la terre de la tribu Ngati Maru, où une bataille couronnée de succès permit de s’emparer du « pa »
(village fortifié) de Te Kerikeringa.

L’expédition continua vers le sud, traversant le pays des Ngati Raunui et le Whanganui, avant d’arriver à Otaki (extrême sud de l’Ile du Nord). Là, les guerriers se reposèrent un certain temps.

Ce « taua » de Te Rauparaha fut mené par des hommes nombreux et forts. Armée de mousquets, l’expédition sema la terreur parmi les tribus ennemies, et fut victorieuse dans toutes ses batailles. C’est depuis Otaki que Te Rauparaha aperçut pour la première fois l’île de Kapiti, situé à l’entrée du Raukawa Strait (détroit de Raukawa), qui sépare les îles du Nord et du Sud. Le nom Maori pour l’Ile du Sud est « Te Wai Pounamu » , ce qui signifie   « eaux de jade ». L’Ile du Sud était connue pour sa richesse en jade.

En rentrant à Kawhia, Te Rauparaha découvrit que sa première femme, Marore, avait été tuée par les Waikato.

Par vengeance, il organisa le meurtre d’un chef Waikato, déclenchant de nouvelles et violentes escarmouches entre Ngati Toa et Waikato, jusqu’à ce que Te Rauparaha et sa tribu, entre 1821 et 1822, quittent définitivement Kawhia pour Otaki.

Pour convaincre son peuple, Te Rauparaha vanta les avantages de ces terres plus australes : le jade de l’île du Sud, la présence du « pakeha » (homme blanc) avec qui on pouvait marchander pour obtenir des mousquets, l’abondance de la nourriture. La conquête de Kapiti et de son emplacement stratégique était aussi un des objectifs de Te Rauparaha.

C’est vers 1823 que les Ngati Toa décidèrent de prendre Kapiti, déjà habitée par d’autres tribus. Après plusieurs essais infructueux, Te Rauparaha réussit finalement à prendre l’île. A cette époque, Kapiti était connue sous le nom de Te Waewae Kapiti o Tararaua Ko Rangitane, nom qui signifie « la frontière entre les tribus de Rangitane et Ngati Tara » , tribus qui habitaient l’île avant sa conquête par Te Rauparaha.

Le Capitaine Cook, lorsqu’il arriva par le détroit aujourd’hui nommé « Cook Strait »   (détroit de Cook), entre les Iles du Nord et du Sud , donna à Kapiti le nom de « Entry Island » .(l’île de l’Entrée)

En 1828, Te Rauparaha se rendit entièrement maître de la côte, de Wanganui jusqu’à Wellington, avec accès vers l’Ile du Sud depuis l’Ile de Kapiti.

Les plus grandes batailles de Te Rauparaha eurent lieu pendant l’année 1830. En 1832, après une autre série d’escarmouches, il conquit une partie de l’Ile du Sud, depuis le Wairau (dans le nord de l’Ile du Sud) jusqu’à Hokitika (sur la côte ouest) et une partie de la côte est.

En 1839, le jeune missionnaire anglican Octavius Hadfield, âgé de 25 ans, arriva dans la région d’Otaki. Bien que Te Rauparaha ne se soit jamais converti à la religion chrétienne, une grande amitié se tissa entre le missionnaire et Te Rauparaha

L’affaire   « Wairau » – 1843

Te Rauparah  était maintenant installé à «Kapiti», une petite île stratégique à 5 kilomètres au large de la côte de Wellington. De là, Te Rauparaha établit avec les bateaux européens de passage un commerce de fusils très florissant. Le plan de Te Rauparaha était d’envahir l’Ile du Sud « Te Wai Pounaumu ».

Bientôt Te Rauparaha eut à sa disposition un important stock d’armes, obtenues en échange de pommes de terre et de lin, deux produits particulièrement prisés par les marchands européens.

Le premier acte de guerre de Te Rauparaha dans l’Ile du Sud se situe vers 1827 – 28. Te Rauparaha et les guerriers de sa tribu, le Ngati Toa, remontèrent la rivière Awanui jusqu’au territoire de Wairau, tout en organisant des raids en chemin. Lorsqu’ils furent arrivés dans le Wairau ils livrèrent une grande bataille et s’emparèrent de quatre « pa » ennemis. Beaucoup de guerriers de la tribu ennemie furent tués ou capturés.

La bataille du Wairau fut la première victoire de Te Rauparaha dans l’Ile du Sud.

Quelques années plus tard, un certain Capitaine Stewart, du « brig » (bâteau à voile à deux mâts) « Elizabeth » accepta, en échange d’un lot de lin, de prendre Te Rauparaha à son bord jusqu’à Akaroa. Le but de ce voyage, pour Te Rauparaha, était d’attaquer la tribu de Ngai Tahu à Akaroa. Cette tribu habitait les grands espaces de l’île du Sud.

Vers 1832, Te Rauparaha contrôlait une grande partie de l’île du Sud – du Wairau à Hakaroa (nom Maori pour la péninsule de Banks) sur la côte est, et jusqu’à Hokitika sur la côte ouest.

La Compagnie Néo-Zélandaise eut vent de rumeurs selon lesquelles le gouvernement allait négocier avec le chef Maori un Traité qui donnerait à la Couronne Britannique un droit de préemption pour l’achat des terres: en 1839, la Compagnie expédia en urgence vers le détroit de Cook son bateau “Tory”. A bord se trouvaient des géomètres chargés d’acheter des terres aux Maoris puis d’en faire le relevé topographique pour les colons.

C’est le Capitaine William Wakefield qui fut chargé de la mission par son frère Edward Gibbon.

Les négociations de 1839 entre les agents de la Compagnie Néo-Zélandaise et les Maori, à propos de l’achat de la plaine du Wairau, s’avérèrent par la suite confuses et peu claires.

De plus, la Compagnie Néo-Zélandaise avait acheté des terres en Nouvelle-Zélande avant même la signature du Traité de Waitangi, et les ventes antérieures à 1840 risquaient d’être invalidées. En outre, la Compagnie mettait en vente des terres qui n’avaient pas encore été réellement achetées aux Maori

Beaucoup de futurs colons achetaient des terres à la Compagnie Néo-Zélandaise, malgré la mise en garde du gouvernement britannique rappelant que la légalité de ces achats n’était pas garantie. Quant à la Compagnie Néo-Zélandaise, elle continuait ses opérations, sans tenir compte de la position du gouvernement britannique.

A la suite de négociations avec Te Rauparaha, une partie des terres près de Port Whakatu avait été achetée. Mais il fut rapidement évident qu’il n’y en aurait pas assez pour satisfaire tous les acheteurs. Le colonel Edward Gibbon Wakefield, en Grande Bretagne, en a été prévenu aussitôt. L’équipe de sa Compagnie en place en Nouvelle-Zélande l’a rassuré en affirmant que les terres entre le Cap Farewell et le Cap Campbell étaient assez vastes pour accueillir tous les colons.

Plus tard la Compagnie prétendit que le Wairau avait été inclus dans la vente. Mais Te Rauparaha maintint qu’il n’en était rien et s’opposa aux géomètres de la Compagnie.

Ce qui ajoutait encore à la confusion c’est que, selon la tradition Māorie, la terre perdue à la suite d’une guerre n’appartenait pas vraiment au vainqueur. La tribu vaincue considérait que sa terre ancestrale lui appartenait toujours et si le vainqueur vendait la terre obtenue par la force, la tribu d’origine contestait la vente, continuant, quoi qu’il en soit, à essayer de récupérer son bien. Or, Te Rauparaha avait vendu des terres conquises par la force.

Après la signature du Traité, les Britanniques ont nommé un certain M. Spain pour vérifier les conditions de vente. Le but était de rendre au Maori toute terre achetée par des moyens douteux par les Européens. C’était une bonne initiative pour essayer de protéger le Maori Malheureusement, non seulement beaucoup de terres avaient été acquises par faits de guerre, mais elles étaient souvent ensuite passées de tribu en tribu au fil des batailles. Le bureau créé pour s’assurer de la validité des actes fut rapidement dans l’impossibilité de continuer.

Les agents de la Compagnie ne prêtèrent aucune attention aux protestations de Te Rauparaha. Et lorsque le 15 avril 1843 les géomètres quittèrent Nelson pour commencer un relevé topographique de la région du Wairau, la tension s’intensifia entre la Compagnie et les deux plus grands chefs de la région sud de l’île du Nord – Te Rauparaha et son neveu Te Rangihaeata.

Te Rauparaha voyait une provocation dans les entreprises de Wakefield et de ses géomètres. Accompagné de Te Rangihaeata et d’un autre guerrier, Hiko, il se rendit à Nelson, pour se plaindre auprès de Wakefield. Les négociations échouèrent, Te Rauparaha affirmant maintenant que le Wairau n’avait jamais été vendu et Wakefield prétendant le contraire.

Les deux chefs Maori intimèrent à Wakefield l’ordre d’arrêter immédiatement le relevé topographique. William Wakefield refusa, et demanda à son frère Arthur de continuer le travail.

Pour Te Rauparaha, c’était une provocation de plus. Avec Te Rangihaeta et un petit groupe de guerriers il entreprit de harceler les géomètres dans leur travail. Ils se saisirent d’eux et les ré-embarquèrent de force. La maison d’un des géomètres fut incendiée.

Plus tard, Te Rauparaha et Te Rangihaeta furent poursuivis, et inculpés d’incendie criminel: la Compagnie Néo-Zélandaise avait fait pression sur le gouvernement pour que Te Rauparaha soit arrêté. Elle voulait se débarrasser de lui pour s’emparer du Wairau. L’incendie était l’occasion idéale.

Un groupe d’Européens armés, avec à sa tête le Chef de Police H. Thompson, partit pour arrêter Te Rauparaha. En arrivant au pa de Te Rauparaha, Thompson voulut mettre les menottes au Chef. Cela rendit Te Rangihaeta furieux: il clamait qu’il était « chez lui », et que les Maori n’étaient jamais allés en Angleterre prendre les terres des Britanniques. Dans le grave tumulte qui s’ensuivit, neuf Européens et sept Maori furent tués. Les hommes de Wakefield furent obligés de se rendre.

Lorsqu’il s’agit de discuter du sort des captifs, Te Rauparaha inclinait, quant à lui, à épargner leurs vies. Mais Te Rangihaeta exigeait « Tu » – vengeance-: sa femme Te Congo avait été tuée pendant l’échauffourée. « Tu » était la coutume Māorie, et Te Rauparaha accéda à la demande de son neveu.

Les treize prisonniers Européens furent donc tués, et parmi eux Arthur Wakefield.

Te Rangihaeta tua lui-même la plupart des prisonniers avec son « mère » (club). Toute cette violence aurait pu être évitée si les Européens n’avaient pas décidé de passer les menottes à un des plus puissants guerriers du pays, et cela au sujet d’une vente de terre plus que douteuse.

La nouvelle de cette explosion de violence se répandit à travers le pays. La colonie européenne était sous le choc. Le gouvernement admit officiellement que l’entêtement inconscient de Wakefield avait provoqué les Maori

Cet épisode est devenu célèbre en Nouvelle-Zélande sous le nom de « l’Affaire Wairau » .

La capture de Te Rauparaha

Finalement, Te Rauparaha fut arrêté par le Gouverneur de Nouvelle-Zélande, George Grey, qui prit comme prétexte les escarmouches entre Maori et colons aux environs de Putt, dans la région de Wellington.

Le 2 avril 1846, deux colons furent assassinés par un chef Ngati Rangement. Te Rauparaha informa le Gouverneur Grey, par écrit, qu’il n’avait pas participé à ces assassinats.

D’autres escarmouches furent menées contre les colons. Le Maori surpassait largement l’Européen dans ce type d’actions de guérilla, dont les Européens n’avaient aucune expérience. Bien que Te Rauparaha n’ait jamais participé à ces raids, Wakefield, de la « Compagnie Néo-Zélandais » soutint constamment auprès de Grey que Te Rauparaha n’était pas digne de confiance.

Ce fut le neveu de Te Rauparaha, Te Orangiste, qui participa à ces raids. Et Te Rauparaha n’intervint pas pour empêcher les actions de son neveu.

Le 23 juillet 1846, Grey, influencé par les rapports sans fondement de Wakefield, envoya 200 hommes pour capturer Te Rauparaha. Le chef guerrier, alors âgé et malade, ne s’attendit pas à l’arrivée des européens chez lui. Il fut surpris dans son « Pa », (village fortifié) et arrêté par l’Inspecteur de Police et ses hommes. A aucun moment ni Te Rauparaha ni ses guerriers ne résistèrent à son arrestation.

Te Rauparaha donna l’ordre à Tamihana, son fils, converti à la religion chrétienne, d’empêcher les tribus de mener des attaques contre les colons pour venger son arrestation.

Te Rauparaha fut emprisonné sans jugement, et sans charges contre lui. Il n’a jamais été jugé, mais Grey a finalement formulé contre Te Rauparaha des charges vagues et sans fondement – principalement pour satisfaire “La Compagnie Néo-Zélandaise” et Wakefield.

Selon le missionnaire, le Révérend Henry Williams, qui a rendu visite à Te Rauparaha pendant son emprisonnement, ni Te Rauparaha ni son peuple, le Ngati Toa, ne comprenaient la raison de son arrestation.

Grey a finalement relâché Te Rauparaha en 1848, après 18 mois d’emprisonnement. Te Rauparaha a rejoint sa tribu, le Ngati Toa, qui avait attendu patiemment son retour. Au moment de sa libération, Te Rauparaha ne savait pas que la condition en avait été la vente de la terre du Wairau. Grey avait acheté le Wairau, cette terre qui avait été défendue si vigoureusement par Te Rauparaha et son neveu Te Rangiheatea.

« La Compagnie Néo-Zélandaise » était impliquée dans l’organisation de cette vente. C’était Tamihana, Puaha et Matene Te Whiwhi qui avaient signé l’acte de vente du Wairau en faveur de Grey et de « La Compagnie ». On avait dit à Tamihana, Puaha et Matene Te Whiwhi que la vente du Wairau était le seul moyen d’obtenir la liberté de Te Rauparaha.

Te Rauparaha est décédé le 27 novembre 1849.

Références

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